UNAFAM

Etat des lieux

En ces périodes de fêtes, les familles se retrouvent, se séparent, se réconcilient , se disputent à nouveau… Des périodes qui rassemblent les proches et où les personnes atteintes de maladie psychique reviennent à la maison le temps des festivités. Créant parfois l’incompréhension des proches, la crainte d’une attitude déplacée, d’un acte imprévisible.

Outre les périodes de fêtes, les proches, en particulier les parents se retrouvent dans un état de culpabilité, d’impuissance, de fatigue psychologique liée à la maladie de leur enfant.

Les premiers symptômes d’une maladie, ainsi que son  diagnostic et son pronostic chez son enfant, qu’il soit physique ou psychique, créé un certain traumatisme pour la famille. L’organisation et la dynamique de la famille sont perturbées. Cette souffrance familiale est réelle, faîte d’inquiétudes, d’angoisses, d’incompréhension, puis suite au diagnostic tant redouté, la culpabilité, de déni voir de rejet.

« La psychiatre a évoqué deux hypothèses, soit une crise passagère liée à une surconsommation de cannabis, soit la première phase d’une psychose durable. Lorsqu’au bout de quinze jours, elle a posé le diagnostic de la schizophrénie, j’ai eu l’impression d’être crucifié… »

Dans son livre, Stéphane Alexandre (2011), père de famille,  témoigne face à la schizophrénie de son fils. La maladie n’atteint pas que le malade, elle bouleverse toute la famille. 

Malgré l’atteinte individuelle et singulière de la maladie psychique chez un sujet, on perçoit une forme de contamination chez les proches, qui vont eux même être menacés. Ce proche malade nous étonne, nous offusque, nous maltraite même, mais le besoin de l’aider, de le supporter devient une question essentielle et omniprésente. Prendre en charge le proche va demander des contraintes, des ressources, un potentiel à mobiliser, tout en étant dans le deuil d’une personne qui ne sera plus jamais comme avant, en faisant aussi face à la difficulté de maîtriser et faire face à sa propre souffrance.. 

Ce processus d’acheminement vers l’homéostasie psychique va devoir s’élaborer auprès de personnes compétentes, afin de soutenir le parent et  mobiliser les compétences nécessaires pour faire face à la maladie du proche. Des associations vont alors se charger de proposer un soutien et un écoute envers ces familles, leur permettant d’échanger, de décharger leurs souffrances, de les partager dans des groupes de paroles, de trouver des repères et une forme de thérapie sécure et contenante, afin de se relever. Ces mouvements vont permettre à la famille, au parent de modifier l’image de la maladie mentale. Le « fou » que l’on évite devient le souffrant qu’il faut soutenir.

L’UNAFAM

UNION NATIONALE DE FAMILLES OU AMIS DE PERSONNES MALADES ET HANDICAPEES PSYCHIQUES

Cette association accueille les proches afin de les soutenir dans la maladie. En plus de représenter et défendre les droits des malades et des familles , elle organise des permanence d’accueil pour informer les familles, les aider dans les démarches administratives, les soutenir dans les moments difficiles. Le but est de déculpabiliser les familles et donner des clefs pour avancer et venir en aide au proche malade ( groupe de paroles, ateliers, entretiens et espace de documentation y sont proposés ).

L’unafam se retrouve dans chaque département, pour trouver votre délégation suivi le lien . De plus, l’association met à disposition une permanence téléphonique au niveau national, dispensée par des bénévoles et/ou psychologues cliniciens : 01 42 63 03 03

Site de l’UNAFAM

Manifeste de l’UNAFAM sur la santé mentale ( mars 2013 )

 

 

 

 

 

 

 

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Alexander, S. (2011). Le couple ongle. France: Édition les Arennes.

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