Le handicap

Définition du handicap:

La définition donnée par la loi française du 11 février 2005 portant sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, définit le handicap comme suit dans son article 114 :

 

 

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

(Assemblée Nationale, 2005).

L’Organisation Mondiale de la Santé met en avant trois dimensions relatives au handicap :

  • Déficience : perte de substance  ou altération d’une fonction ou d’une structure psychologique, physiologique ou anatomique
  • Incapacité : réduction (résultant d’une déficience) partielle ou totale de la capacité d’accomplir une activité d’une façon normale ou dans les limites considérées comme normales, pour un être humain
  • Désavantage : le désavantage social d’un individu est le préjudice qui résulte de sa déficience ou de son incapacité et qui limite ou interdit l’accomplissement d’un rôle considéré comme normal, compte tenu de l’âge, du sexe et des facteurs socioculturels

Catégorisation du handicap :

  • Handicap mental : comme la déficience intellectuelle…
  • Handicap psychique: comme la maladie psychiatrique…
  • Handicap cognitif: comme la dyslexie…
  • Handicap sensoriel: comme la surdité…
  • Handicap moteur: comme la paraplégie …
  • Polyhandicap: association d’une déficience mentale et d’une déficience motrice

Il existe cependant autant de formes de handicap que de personnes en situation de handicap, chaque cas, chaque manifestation est unique et propre à la personne ( causes, environnement, personnalité..etc )

Handicap et psychologie 

Pendant longtemps et aujourd’hui encore, le grand public établit des stéréotypes négatifs, discriminants face au handicap, qu’il soit psychique, mental, cognitif, sensoriel, et moteur. Face à ces stigmates, la personne handicapée se sent dévalorisée, sous-estimée, exclue, discriminée, et son estime ne peut en être que lésée, créant ainsi une vulnérabilité évidente, une détresse psychologique, un repli sur soi.

            Selon Beiger (2008), « L’intégration sociale dépend avant tout de l’estime que nous avons de nous-même, car le besoin de communiquer, de créer et de développer des liens est une nécessité humaine. De par leurs incapacités physiques, sensorielles, émotionnelles, cognitives et comportementales, les personnes handicapées, tout handicap confondu, sont exclues dans le sens où cela leur interdit de jouir de certains droits. L’estime de soi pour la personne handicapée est d’autant plus importante qu’elle lui est nécessaire pour se construire sur le plan affectif et social. Cela lui permet de se trouver une place dans notre société et surtout d’avoir un sentiment d’utilité.» (Beiger, 2008, p. 4).

Korff-Sausse et son équipe (2009)  se sont intéressés à la subjectivité de la personne handicapée. En effet des questions se posent quant à leur  vie psychique, concernant l’identité, le regard d’autrui sur son handicap et son propre regard. Les auteurs précisent et se basent sur la pensée de Bion, énonçant que  la psyché se construit via une autre psyché. L’humain ne peut édifier sa personnalité, son identité que dans l’interrelation avec un autre être humain. Les auteurs mettent en lumière la difficulté d’entendre la parole de la personne handicapée, la crainte de contenu de sa pensée…etc.

Un travail sur les représentations, et donc sur l’environnement de la personne handicapée semble être un point important à prendre en compte afin d’accéder à la subjectivité et à une forme de   » mieux être  » …

Beiger, F. (2008). L’enfant et la médiation animale. Paris : Dunod.

Korff-Sausse, S., Ciccone, A., Missonier, S., Salbreux, R., Scelles, R. (2009). La vie psychique des personnes handicapées. Ce qu’elles ont à dire, ce que nous avons à entendre. France : Erès.

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